20/09/2008

L'envers du Décor

bw_vbios_com_3085501jbl


Partie 1  : 

 Elle adorait se balader par ces temps orageux …Ce jour là, elle portait une robe légère, un tissu de lin blanc qui dessinait son corps comme une seconde peau. Elle marchait depuis plusieurs minutes lorsqu’elle remarqua de nouveau cet homme assis sur ce banc. Cet homme qui hier lui avait offert ce merveilleux sourire si désarmant, ce même homme qui semblait la dévorer des yeux à chacun de ses passages dans ce parc. Hier d’ailleurs, elle s’était surprise à espérer qu’il la suive et puis en riant avait chassé cette idée stupide de sa tête.

Lui ne pouvait détacher ses yeux de cette silhouette qu’il observait sans qu’elle le sache chaque jour de la fenêtre de son bureau … Depuis quelques temps il s’était arrangé pour se libérer et être là sur ce banc au moment où elle passerait. Elle ne se doutait pas qu’il la « connaissait » depuis « longtemps ». Il savait chacun de ses gestes lorsqu’elle marchait, lorsqu’elle remettait cette petite mèche derrière son oreille, ou qu’elle essayait discrètement d’ajuster son bas sous sa jupe. Au début il s’était senti ridicule, voire complètement débile de l’observer ainsi à son insu, mais il s’était vite laissé emporté par ce désir que cette femme faisait naître au fond de lui. Chaque jour plus impatient de voir venir l’heure où il la verrait. Il avait maintenant besoin de la « connaître » vraiment, d’entendre le son de sa voix, de voir l’éclat de ses yeux, de sentir les effluves de son parfum.

Au fur et à mesure qu’elle faisait un pas vers ce banc ; son cœur s’affolait, ses tempes battaient très fort. Elle sentait ce regard la transpercer de toutes parts ? Impossible d’empêcher ses mains de trembler, elle était tellement surprise par cette émotion qu’elle ressentait … A chaque pas le trouble l’envahissait. Elle était maintenant au niveau de ce banc, elle n’osa pas s’arrêter, espérant, sans se retourner le son d’une voix.

« Pardonnez- moi, entendit- elle, en se retournant ; pardonnez- moi mais j’aimerais vous parler, puis je vous offrir un café ?

D’abord, malgré le trouble très agréable qu’elle sentait, elle eut envie de s’enfuir à toute jambe mais avant qu’elle ne puisse réfléchir, elle s’entendit dire à cet inconnu « oui avec plaisir … »

Ils marchèrent l’un à côté  de l’autre sans un mot, osant à peine de temps à autre se sourire.

« Elle doit me prendre pour un pervers, pensa t-il

«Il doit s’imaginer que j’ai l’habitude » se dit-elle

Un instant à ce coin de rue, leurs mains se frôlèrent, elle sentit un long frisson la parcourir, lui cru défaillir. Ils devaient être fous, tous les deux, sans doute.

« on rentre ici ? «  demanda t-il en lui souriant.

Elle fit un timide signe de la tête alors qu’il lui prenait la main pour l’entraîner dans ce bar. Il était 18H passées, il fallait qu’elle rentre mais ses jambes, sa tête, sa raison ne voulaient pas obéir.

Elle ne savait pourquoi, mais elle savait déjà que demain rien se serait plus pareil, que cet homme n’était pas là par hasard sur son « chemin »

 (à suivre)

Mary

16:26 Écrit par Mary dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

12/09/2008

Musicienne des mots

A lire ou à relire pour votre plaisir je l'espère ... 

dyn005_original_300_450_pjpeg_2536457_58649457b2ebdf30cd84d604faa758b0  En notes douces elle décline ses sentiments

Puis les colore avec l'arc-en-ciel de l'orage

Elle les dépose sur le nuage couleur de pluie
Pour que la goutte d'eau les enchante 

Sa musique devient bouquet d'étincelles
Pour que la lumière emplisse son coeur

 

 

Elle écrit la partition de leur amour
Pour retenir la musique de leurs rêves

t-4f5afaa0c467d9b5

Avec la plume d'oiseau de Paradis
Elle souligne de bleu leur amour - toujours

Elle laisse ses mots  sur un pétale de rose
Pour que le parfum enivre ses sens

Sur ses lèvres perle une goutte de rosée
Elle le sait, maintenant elle sait

 Qu’elle se damnerait  pour une seule caresse de ses yeux…

Mary

 

14:16 Écrit par Mary dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

05/09/2008

Intemporel

 

Mary11th

Le bonheur est entré dans son cœur
Une nuit de clair de lune

Leurs deux coeurs avaient alors joué la même mélodie
Elle avait  compris dans ses grands yeux rêveurs
Que l'amour valait bien mieux que la fortune

Le destin les a rattrapé dans leur course folle et pourtant,

Qu'importe où elle ira maintenant
D'où elle vient et où il partira


Qu'importent les villes, les rues, Les autres horizons,

Les pays inconnus que leurs pas frôleront


Car désormais au hasard de leur vie vagabonde

Leurs ombres dans la nuit se confondent à jamais

 Et dans tous les coins du monde, même loin l'un de l'autre

Ils emporteront leur amour, cet amour Immortel,

Intemporel ...

 

 Mary

21:50 Écrit par Mary dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |