01/10/2008

L'envers du Décor (suite)

Photo : Irène Hopeirene_hoppe_4

Pendant de longs instants, ils ne sûrent pas quoi se dire et puis le plus naturellement du monde ls phrases s’enchaînèrent pour raconter leurs vies respectives. Ils avaient les mêmes attentes, les yeux tournés vers le même avenir, même si ce n’était pas ensemble qu’ils avaient fait ce chemin pendant ces longues années .

Elle regarda sa montre, il fallait qu’elle rentre, vraiment. A contre cœur, elle se leva et il la suivit sans dire un mot, le cœur serré de cette séparation pourtant inévitable.

Ils marchèrent longtemps côte à côte, d’un pas léger et lent surtout, pour retarder le moment de la séparation. 

Son cœur s’affolait, ses tempes battaient très fort. L’espace d’un instant elle réalisa qu’ils s’étaient pas à pas, millimètre par millimètre, éloignés de la rue bruyante pour se retrancher dans l’embrasure de cette porte cochère.

Le sang monta en lui, partout, de la pointe de ses pieds à ses joues. Il vint près d’elle, qui s’était calée contre ce mur. Le plus naturellement du monde, sa main glissa doucement sur la robe soyeuse, cherchant l’ourlet sublime, la couture frontière, cette ligne de tissu lui ouvrant le passage vers l’envers du décor. Puis la main rencontra la jambe nue et commença à remonter, tendrement, le long de cette nouvelle douceur. 

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Elle ferma les yeux et se laissa emporter par ce doux tourbillon de sensations.

Elle sentait ses fesses frémir, ses hanches attendre le contact sans hésitation. Elle sentait son ventre onduler en voyant la vague venir, son buste bouillir d’impatience. Elle sentait ses seins  se tendrent sous le tissu de sa robe.

La main reprit son mouvement, lentement, délibérément. Elle atteignit cette zone ou les cuisses deviennent une et changent de nom. Des doigts fins trouvèrent le tissu léger d’une culotte. Délicatement, la main fit d’abord le contour, de bas en haut, puis d’un côté à l’autre, mélangeant sa moiteur à celle qu’elle rencontrait à la surface du tissu tendu par une bombe charnue.
Elle laissa échapper un petit soupir de plaisir qu’il vint cueillir sur ses lèvres. Elle vint coller son front contre le sien et ils profitèrent longuement du regard de l’autre en souriant, comme deux grands idiots, imaginant alors le temps,

Tout le temps qu’ils avaient perdu avant de se rencontrer mais heureux de celui qui leur restait à partager …

 Mary

 

 

 

08:40 Écrit par Mary dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Commentaires

C'est très beau L'amour est là, les sens s'animent, ils s'aiment, j'ai eu du plaisir à te lire Petite Mary,

Gros bisous
Marie

Écrit par : Marie | 01/10/2008

Superbe Je ne viens pas souvent mais cela est toujours avec un réel plaisir que je lis ta prose.
Tu as un goût exquis dans le choix de tes mots et de tes photos.
Bisous
Xavier

Écrit par : Xebiaut | 02/10/2008

Coucou mary Une fois de plus, ce fut un plaisir de venir te lire. Bisou d'amitié

Écrit par : jice | 02/10/2008

Bisous doux Bon w-e

Écrit par : Charles | 03/10/2008

kikou mary quel bonheur à lire tout cet amour qui s'en dégage.
J’aime bien venir chez toi te lire et te dire bon week-end et à vendredi prochain.
Belle semaine aussi.
Bisous pluvieux dehors mais chauds dans le cœur.
COCO !
http://cedricangel.skynetblogs.be

Écrit par : COCO ! | 03/10/2008

Pas évident de décrire une scène érotique sans tomber dans les clichés du genre, et chez toi, j'y trouve une touche bien personnelle. Bravo Mary.

Écrit par : Edouard | 07/10/2008

Bonsoir Merci de ton passage, scène très bien décrite et qui fait rêver. Tu as un beau blog. Je ne vois pas sur tes colonnes une partie archive, j'aimerais remonter plus avant dans ton blog pour lire d'autres textes ce n'est pas toujours évident de reculer page par page.
Mais en tout les cas bravo et bonne continuation à ton blog. Je repasserais.
Bonne nuit.
A+

Écrit par : Tricotine | 09/10/2008

Horizons lointains ... Un jour se croisent, se lient et deviennent doux demains pour un amour certain.
Bonsoir Mary.
Jean-Pierre

Écrit par : L'esthète | 16/10/2008

Hou! Hou! c'est moi!.. mary tu vas bien?
J’ai des douleurs intenses partout mais quel régal de passer faire mon p’tit tour chez toi pour te dire bon week-end et semaine agréable j’en oublie un peu mon mal.
Avec plein de bisous tous doux.
Ps : Croquerais tu une petite pomme ?
COCO !
http://cedricangel.skynetblogs.be

Écrit par : COCO ! | 17/10/2008

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