16/08/2009

Belle de nuit

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 Il ne savait pas comment lui dire les mots qu’il avait si souvent raconté. Le sang monta en lui, partout, de la pointe de ses pieds à  ses joues. Il vint près d’elle, qui s’était calée contre ce lampadère.  

Le plus naturellement du monde, sa main glissa doucement sur la robe soyeuse, cherchant l’ourlet sublime, la couture frontière, cette ligne de tissu lui ouvrant le passage vers l’envers du décor. Puis la main rencontra la jambe gainée de soie jusqu'à la peau nue au dessus de ce bas, et commença à remonter, tendrement, le long de cette nouvelle douceur …

 Chaque centimètre était le lieu d’un embrasement qui à peine entamé était laissé à lui-même alors que la main continuait son ascension. Elle s’arrêtait parfois pourtant comme pour se reposer et caresser la jambe au même niveau. Etait-ce une pause rafraîchissante ou une torture supplémentaire ? Pouvait-elle permettre que cette main baladeuse parle à son corps si loin et si profond ?

 Son cœur s’affolait, ses tempes battaient très fort.  L’espace d’un instant elle réalisa qu’ils s’étaient pas à pas, millimètre par millimètre éloignés de la rue pour se retrancher dans l’embrasure de  cette porte cochère…Puis elle ferma de nouveau les yeux et laissa emporter par ce doux tourbillon de sensations.

 Elle sentait ses fesses frémir, ses hanches attendre le contact sans hésitation. Elle sentait son ventre onduler en voyant la vague venir, son buste bouillir d’impatience. Elle sentait ses seins saisis de sensations délicieuses, tendus sous le tissu de sa robe.

 

Mary

 

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06/08/2009

Le chant des vagues

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Sur le sable chaud une petite fée endormie par une douce mélodie, celle des vagues qui l'avait conduit sur ce chemin

Au delà du pays des rêves, elles avaient parsemé ses cheveux d’étoiles de mer
Et déposé sur ses yeux, des paillettes de corail dorées
De celles qui  illuminaient son regard, chaque jour

La berceuse de l’océan avait dessiné ses lèvres d’un sourire interminable
Puis lentement, le ciel l’avait réveillé d’une aurore boréale
Son regard était devenu couleurs de l’arc-en-ciel

C’était un matin, sur une plage de sable fin
 
Le cœur d’une petite fée s’était réchauffé …

Mary

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